Le Système d'Observation Littoral — Trait de côte (SO LTC) est un dispositif dédié à l'analyse de l'hydrodynamique et de la dynamique sédimentaire des systèmes littoraux, sous le patronage de l'OSU OREME, de la DREAL Languedoc-Roussillon, de la Région Languedoc-Roussillon et de l'INSU.

Il est mis en place pour assurer l'acquisition, la qualification, le stockage, la diffusion, la valorisation scientifique de mesures pérennes et de grande qualité en zone littorale, ainsi que leur couplage avec des outils de modélisation numérique et de prédiction de l'hydro-morphodynamique littorale.

Les bases de données et les outils numériques du SO LTC sont mis à disposition sur un portail web unique — ici même. Certaines données et certains outils sont en accès libre direct ; d'autres nécessitent la création d'un compte et la signature de la charte du SO LTC.

De manière générale, nous faisons tout notre possible pour mettre un maximum de données à disposition de tous. Les restrictions que nous fixons sont en général imposées par le cadre juridique dans lequel certaines mesures et certains développements sont réalisés.

Dans tous les cas, n'hésitez pas à prendre contact avec nous pour l'accès à ce dont vous auriez besoin !

Panneau de photos du littoral
Panneau de photos du littoral en Languedoc-Roussillon

Label GEPETO — SOERE Trait de côte — Réseaux

Le SO LTC — GLADYS — Grand Sud Littoral

Sur un plan formel, le SO LTC est un plateau technique GEPETO de la Région Languedoc-Roussillon. Ce label montre que nos travaux sont identifiés comme un axe de développement prioritaire pour la façade littorale Méditerranée.

Le SO LTC est également reconnu à titre officiel par l'INSU et ALLENVI comme membre fondateur du SOERE national "Trait de Côte" au coté de l'IUEM à Brest et du laboratoire M2C à Caen. Le status de SOERE montre que nous menons une activité visible à l'échelle nationale et que nous sommes prêt à contribuer de manière centrale au développement d'un réseau national de mesure en zone littorale.

En outre, le SO LTC désigne aussi une convention cadre (long terme) avec la DREAL LR pour la mise en commun de moyens pour le développement d'une activité commune sur le littoral.

Le SO LTC est engagé dans la constitution d'un réseau de mesure littorale sur le bassin Méditerranéen. Ce réseau appelé BIGBLUE doit comprendre à terme une vingtaine de partenaires dans des pays tournés vers la Méditerranée.

Par ailleurs, le SO LTC travaille sur deux questions principales à l'échelle internationale :

  1. l'analyse des phénomènes extrêmes tels que les tsunamis ou les cyclônes, avec des collaborations actuelles essentiellement sur l'Asie, en particulier le THL et NCKU à Taiwan ;
  2. l'étude des Shallow Water Bodies, ou SWB (des bassins continentaux peu profonds se comportant comme des immenses littoraux; par exemple le Lac St Jean au Québec ou le Lac Chad au Sahel chadien) en partenariat étroit avec l'EOST de l'Université de Strasbourg.

Le SO LTC — GLADYS — Grand Sud Littoral

Le nom exact de notre structure est SO LTC — GLADYS pour des raisons historiques (le terme GLADYS fait référence au grand plateau technique régional originel GLADYS 1).

Dorénavant (à partir de 2011), le terme GLADYS (GLADYS 2) fera référence à un groupe de chercheurs, d'ingénieurs et de gestionnaires du littoral impliqués dans le développement de la connaissance de la dynamique littorale, et la constitution de bases de données et d'outils conceptuels et numériques concernant la dynamique littorale. Ces chercheurs sont engagés à titre personnel et sont rattachés à des institutions qui sont en général localisées dans une zone Grand Sud. La constitution courante du groupe GLADYS est détaillée ici.

GLADYS

Historique du SO LTC — GLADYS

La période GLADYS 1

Il existe une tradition d'étude des systèmes littoraux en Languedoc-Roussillon, notamment à Perpignan. Sur la façade Méditerranée plus généralement, des centres comme le (ex-) LSEET à Toulon ou le CEREGE à Aix/Marseille travaillent également depuis longtemps sur des problématiques d'hydro-morphodynamique littorale. Sur Montpellier, la thématique "dynamique sédimentaire littorale" (à l'exception des travaux de Sabatier sur la propagation des tsunamis) a fait son apparition plus tardivement.

Coucher de soleil

2001

C'est en 2001 que l'Université Montpellier 2 permet une série de recrutements pour le laboratoire Géosciences-M et le département de géosciences (DESTEEM) sur cette thématique ; quasiment dans le même temps, des personnels des départements de Mathématiques et de Physique s'impliquent également sur ce thème de recherche.

Pour résumer, à partir des années 2002 — 2003, il existe sur la façade Méditerranée un ensemble complet de micro-groupes de recherche abordant l'hydro-morphodynamique littorale selon des points de vues très variés.


Lido de Sète
Le SO LTC — GLADYS — Grand Sud Littoral

2004

En 2004, la région fait son premier appel d'offre Plateforme Technique régionale (actuels GEPETO). Un groupe de 15 chercheurs spécialisés sur le littoral se mobilise sur la façade Languedoc-Roussillon pour répondre à cet appel d'offre.

Le dossier n'est pas véritablement retenu ni par les laboratoires ni par l'Université, mais il l'est très clairement par la région elle-même, qui considère que la dynamique littorale (tempête, érosion, submersion, montée du niveau marin, protection des plages,...) est une de ses priorités.

Nous créons donc GLADYS. Cette structure relativement informelle regroupe alors de facto l'essentiel du dispositif de recherche régional sur la dynamique sédimentaire littorale, avec une approche couvrant un spectre large allant de l'approche naturaliste (océanographie, géosciences, archéologie, un peu de sciences humaines) à des considérations plus physiques (génie côtier, mathématiques des EQ. fluides,...).

Pour une durée de 2 ans (2004 — 2006), la structure conventionne l'Université de Perpignan, l'Université de Montpellier 2 et le CNRS, et regroupe des personnels du Centre Archéologique de Lattes, de l'Institut de Mathématiques et de Modélisation de Monptellier [I3M], de Géosciences-Montpellier, et même de la station de Banyuls dans un premier temps. Des personnels de laboratoires hors région (CEREGE, LEGI Grenoble, LSEET Toulon) se rapprochent rapidement du groupe GLADYS (2005, 2006).

Dans le même temps, plusieurs conventions sont signées (partenariats, CIFRE, financements, structures fédératives comme des observatoires locaux,...) avec la plupart des acteurs publics travaillant sur la protection et l'aménagement littoral : EID-Méditerranée, DREAL LR (à l'époque : SMNLR puis DRE), CG34, CG66, conservatoire du littoral,... En particulier, la DREAL apparait comme un interlocuteur particulièrement en phase avec les objectifs de travail des chercheurs.


2005

A partir de 2005, plusieurs succès à des appels d'offre vont transformer la dimension de l'activité du groupe GLADYS 1.

Tout d'abord, en 2005, I3M et Géosciences-M groupés dans le cadre de GLADYS 1, déposent un projet COPTER au premier appel d'offre ANR de l'état français. Le sujet concerne l'aménagement du littoral par des techniques d'optimisation de forme. A cheval sur les géosciences, l'expérimentation physique et les mathématiques appliquées, ce projet est accepté et s'avère être un réel succès de collaboration trans-disciplinaire, mais aussi entre scientifiques et gestionnaires, et scientifiques et entreprises.

Dans le même temps, de gros projets d'instrumentions associant GLADYS 1 et la DREAL Languedoc-Roussillon permettent de renforcer un réseau de mesure hydrodynamique en mer. Associé à ce réseau de mesure, les scientifiques commencent à développer la notion d'atlas hydrodynamique du littoral (NAUSICAA). En outre, grâce à l'entremise initiale du CG34, le groupe s'ouvre également sur d'autres partenaires européens, notamment en italie, espagne, grèce et portugal et certains chercheurs de laboratoires étrangers viennent s'associer à GLADYS 1.

Bateau PROGELAC et l'équipe carrotage
Bateau PROGELAC et l'équipe carrotage

2007

En 2007, nous nous retrouvons avec un groupe informel et trans-frontalier de environ 20 personnes, totalement informel (aucun cadre administratif), totalement trans-disciplinaire (mathématiques, géophysique, sédimentologie, géologie, océanographie, génie côtier, archéologie,...), travaillant sur tous les aspects de l'hydro-morphodynamique littorale. L'activité ne concerne toutefois pas la biologie, pour des raisons de visibilité et de respect des groupes/activités en place en LR: il existe une activité sur la biologie littorale et lagunaire largement développée en LR, déjà structurée en laboratoires.

Notre champs de compétence est et reste l'hydro-morphodynamique littorale des géosciences aux mathématiques en passant par l'archéologie, l'océanographie physique, la physique,...

Carrotage sur l'étang de Thau
Carrotage sur l'étang de Thau

La période SO LTC — GLADYS 2

2008

Sur la période 2008 - 2010, l'OSU OREME (tout juste créé) décide de développer largement l'observation en zone littorale, en proposant la création d'un Système d'Observation « Littoral Trait de Côte » (SO LTC).

Le SO LTC reprend alors à son compte l'intégralité de l'activité de GLADYS 1 concernant la mesure temps réel en zone littorale, et conventionne (avec la DREAL LR) la valorisation des archives collectées par les services de l'état qui souhaitent se rapprocher d'un partenaire universitaire robuste pour en assurer la pérénnité, et du réseau scientifique formé à l'origine par GLADYS 1.

Système d'Observation « Littoral Trait de Côte »

L'OSU OREME devient un opérateur terrain / observation / mesure / stockage de référence pour l'ensemble de l'activité littorale (géosciences et physique) à l'échelle du Golfe du Lion. Un partenariat officiel est signé dans le cadre de l'OSU entre 8 laboratoires du Grand Sud (reprenant les contours du groupe GLADYS 1); nous déposons une demande de labelisation INSU, et nous participons en groupe (autour de la notion de SO LTC) au montage d'un SOERE national sur le Trait de cote qui est accepté.


Outil collaboratif entre scientifiques

2010

Dès fin 2010, nous pouvons considérer que le SO LTC représente un outil collaboratif entre scientifiques du Grand Sud, entre les scientifiques et la société civile et les gestionnaires du littoral. Le SO LTC s'est construit sur les notions de respect mutuel et de partage. En marge du SO LTC, nous imaginons alors la création d'un groupe GLADYS 2 permettant d'identifier à l'échelle du Grand Sud un groupe de recherche sur la dynamique littorale, trans-universitaire, trans-disciplinaire, totalement délocalisé. C'est une notion qui n'est pas évidente à faire accepter tant les barrières institutionnelles sont fortes. Et la construction de GLADYS 2 est la prochaine étape dans le développement de l'activité.

L'autre point important de la période 2010 - 2012 est la montée en puissance de deux approches disciplinaires : d'une part une approche très math/physique conceptuelle avec l'entrée dans le groupe de plusieurs chercheurs à profil physique théorique, statistique, informatique, en sus de l'existant; et d'autre part une approche orientée STIC avec l'obtention de plusieurs projets pensés autour du développement d'une plateforme de gestion littorale alliant simulation et mesure. Ces projets se font désormais en partenariat avec HPC@LR.